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Je me dirige vers la chambre 314 avec une démarche de somnambule. Je baisse la poignée et entre à pas de loups dans la chambre éclairée par le soleil de midi. Je me dirige vers le seul lit de la chambre, Johan y repose avec une tête de mort vivant? C'est vraiment le mot , mort vivant, mort sur Terre et vivant dans la ville sans nom. Je caresse du dos de la main le visage sillonné par les rides du vieil homme. Ma main droite remonte vers ses narines d'où sortent deux tuyaux qui l'alimentent en oxygène, ma vue est complètement brouillée par les larmes tandis que je les arrache d'un coup sec. Je vois un vague sourire s'afficher sur son visage alors qu'il sombre à tout jamais dans le monde de la pénombre. Je sors de la chambre en sanglots. En sortant de l'hôpital, je découvre les trottoirs de Paris entièrement bondés. Je m'y engouffre et m'engouffre en même temps dans une vie qui ne sera désormais plus jamais la même. Je lâche la lettre que je tenais toujours en main dans le caniveau avant de pénétrer dans un taxi qui me ramènera chez moi.
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