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Poisson ovale dans l'embouchure déchirée d'une secrète moisissure,
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Il naît en moi une ivresse éphémère qui me laisse croire que j'existe, accompagné du chant de l'ange dont l'onde aboyée libère en s'envolant des essaims nudités, clefs hiéroglyphiques de l'univers connu. Il reste à explorer de ce côté-là avec des machines, extensions de l'oreille humaine.
Sifflement inaudible Royaume!!!
Oracle qui parle le langage des dieux algébriques, la Nocturne se déplace, abondante,
presque réelle dans ses habits de neige.
Élan inespéré vers l'inconnu que morcelle son regard, j'expire vers elle plus fort que ne le ferait un océan, maternel. |
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L'élan sitôt freîné se replie en vibrations. Son immense visage, aussi pâle que l'aurore cristalline, s'étiole en l'azur. Le spectacle de sa déchéance grotesque m'offusque; mes yeux effleurent à peine l'Idole châtiée. Explosion-fragmentation de la beauté chimère déployant ses ailes invisibles qui ne sont une arme pour personne. |
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| © 2001, David Nadeau |
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