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Les lutins parlent en énigmes rimées, tissant un jardin d'intérieures projections, esprit à croissance de fougères espiègles.

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Le dialogue des phonèmes crée les apparitions du monde sensible.
Le verbe est électrique dans la tempête sigma.

Le monde est un théâtre dans lequel se confrontent les magnétismes.
Les hybrides impersonnels communiquent leurs rotations; juxtaposition ancestrale des regards...

C'est toujours du même instant dont il est question, décortiqué dans ces ramifications poétiques latentes.

L'univers rit en un spasme destructeur, puis recompose inlassablement les même facettes.

Éclairer de symboles émouvants cette alchimie obscure à elle-même.

La poésie s'expulse, S'écroule de rire.

Effervescence opaque dans la confusion des composantes astrales,
le carrefour des phénomènes danse sa danse désagrégée,
une danse tragique de formes s'évanouissant avec grâce.

Associations fugaces de fantômes nomades; les équilibres s'imbriquent et se dispersent,
des accouplements de structures apparentes.

Une hiérarchisation naturelle dans l'importance des phénomènes; j'aime observer ma science nouvelle se subdiviser en autant d'univers vides.
Chacun d'eux est une brique sur le mur sans dimension.

Réorganisation arbitraire des matériaux, morcellement de la fenêtre ne donnant accès à rien, un environnement allégorique qui n'obéit qu'aux lois de mon esprit.
Je ne serais pas surpris de démanteler une vaste supercherie concernant la constitution de l'atome et ce, sans n'avoir bougé un seul sourcil.
Les lois de la physique sont modifiables à volonté, répondant aux exigences intimes de la moelle épinière, le fil conducteur de la folie immédiate intransigeante.


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© 2001, David Nadeau


La Pagerie